Site officiel de la commune

LE PETIT MERCEY

LES ANCIENS DU VILLAGE RACONTENT LEURS SOUVENIRS

 "Un ancien qui part, c'est une bibliothèque qui meurt"
(proverbe arabe)
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Quand on aime le village dans lequel on vit,
si on vient d'ailleurs, on a envie de connaître son histoire,
si "on est d'ici", on a envie de perpétuer la mémoire de ses anciens.
Cette page leur est dédiée pour transmettre leurs souvenirs.


"de mon temps......."
comme ils disent......
C'est qu'ils en ont des choses à raconter....



 -  La messe des Anciens Combattants
     dans mon hangar en 1994
  - L'origine de la pierre du Monument
     aux Morts et sa création en 1996
                        
   
Un ancien du hameau des Granges raconte......

     
Henri et léone TOURNIER
(PHOTO MLC 06/08/2010) 


Je m'appelle Henri (comme dit la chanson...), né en 1923 et natif du Haut Doubs, ce qui m'a valu d'être surnommé "l'Etranger" et le "Montagnon" quand j'ai marié Léone en 1947 et que je me suis installé au village.
L'origine de ces surnoms vient du fait que ma Léone, originaire du pays.....elle, était convoitée à l'époque par un gars d'ici.
Quand on m'interpellait ainsi d'une certaine façon, je me sentais alors mal accepté par les gens issus du village.

La messe annuelle des anciens combattants en 1994 dans mon hangar.
(voir aussi une copie de l’article du journal relatant l’événement ainsi que plusieurs photos, dans la page « archives de la commune » du site internet du PETIT MERCEY)

La messe annuelle des Anciens Combattants étant une messe tournante dans les différents villages du canton, cette année là c'était au tour du Petit Mercey.
La commune n'ayant pas d'église, le Président des Anciens Combattants m'a demandé de la célébrer dans mon hangar.
C'était beaucoup d'honneur mais beaucoup de souçis pour que tout se passe bien; beaucoup de travail aussi car il fallait installer une estrade pour Mr le curé et la chorale.
Heureusement, les gens du village ainsi que d’autres personnes du canton se sont mobilisés pour préparer au mieux cette célébration.

Pour la cérémonie, il y avait au moins 300 participants, qui venaient pour certains, par curiosité mais beaucoup par sympathie : ça faisait du monde !
La clique d' Orchamps est venue jouer de la musique.
A l'issue de la célébration, en cortège derrière la fanfare, nous nous sommes tous rendus à la mairie. Après le discours de Mme Anne Marie TOURNIER, maire à l’époque, et la remise de décoration des anciens combattants à Robert FAIVRE, un vin d'honneur a clôturé la cérémonie.
C'est un très bon souvenir que je garde de ce jour là : c'était le 15 mai 1994.


L'origine du monument aux morts du Petit Mercey

Un beau jour de 1996, étant ami avec le Président des Anciens Combattants, René DELIOT, je lui ai dis :
"il n'y a pas de monument aux morts au village et ce n'est pas normal !"
D'autant qu'il y avait 4 jeunes du pays morts à la guerre de 1914 (sur une population alors de 35 habitants environ) et 1 capitaine, Henry GIROUX, mort des suites de la guerre en 1946.

Anecdote à son sujet :
Faute de moyens, la municipalité d'alors a refusé de l'inscrire sur la plaque commémorative.
Ses filles (dont 1 habitait ST VIT), trouvant cette décision injuste, ont fait des pieds et des mains, et ont réussi à le faire inscrire sur le monument aux morts de ST VIT.

Le Souvenir Français nous ayant offert la plaque commémorative, on nous a proposé de l'appliquer contre le mur de la mairie.
Cette solution ne nous convenait pas ! Après avoir concerté mon ami René, nous avons demandé la construction d'un monument aux morts.
Ce fut décidé lors d’une séance du conseil municipal en 1996 dont je faisais partie, sous la présidence du maire, Jean marc BONVALLOT.
Mais aucun moyen financier ! Il fallait donc nous débrouiller par nos propres moyens.
Trouver une pierre était la solution gratuite, pour pouvoir appliquer dignement notre plaque. (*)


Pas de grosses pierres au Petit Mercey…… il fallait chercher alors du côté du massif de La Serre.
Je m’en suis allé prospecter dans la carrière de MOISSEY où j'ai trouvé une grosse pierre de granit rose, déjà taillée par la nature, qui pouvait nous convenir.
Il ne restait plus qu'à la ramener au village.
Un des conseillers est venu la chercher avec son tracteur. Avec l’aide d’autres membres du conseil, cette magnifique pierre a été posée et scellée devant la mairie, là où elle est aujourd'hui.
Après avoir apposé la plaque, il ne restait plus qu'à inaugurer officiellement le monument.

(propos recueillis le 06/08/2010 par MLC)

(*) précision de la mairie : la commune ne disposait que d’un sous verre sur lequel sont inscrits les noms des combattants morts pour la France lors de la guerre 14-18, toujours en place dans l’ancienne école.
                 


      

 

    

 

Au Meix du village, un ancien raconte......

 


Gabriel FAIVRE
(photo MLC 30/08/2010) 

Je m'appelle Gabriel FAIVRE,  je suis né en 1937 et j'ai toujours vécu ici au PETIT MERCEY.
A 15 ans, j'ai succédé à mes parents pour travailler à la ferme, dès ma sortie de l'école jusqu'à ma retraite. Depuis, mon épouse Eliane avec notre fille Céline continuent l'exploitation de notre domaine.

Je me souviens :

- il y avait une école mixte au PETIT MERCEY qui se situait dans le batiment de la mairie. Nous étions une dizaine d'écoliers et l'institutrice (ou l'instituteur, mais je n'en ai connu qu'un seul) habitait dans l'appartement sur place.
Au moment des grands travaux aux champs, on allait pas à l'école pendant 1 ou 2 jours pour pouvoir aider nos parents.

- il y avait des vignes ici au Meix  du village et aux Granges mais il n'y en avait pas au bois d'Hyombre.
On faisait du vin de table ainsi que de la "piquette" : c'est un second vin, allongé avec de l'eau et du sucre (ce n'était pas légal mais c'était pour notre propre consommation).

- quand j'étais gosse, le dimanche j'allais en vélo avec les copains de Louvatange rejoindre ceux de MERCEY LE GRAND pour passer l'après midi ensemble.
............
(propos recueillis le 30/08/2010 par MLC)





SOUVENIRS EN VRAC

Propos recueillis auprès d'anciens du village par MLC


En 18..,
il y avait un café au bois d'Hyombre, sous le tilleul en direction de LOUVATANGE.

En 1930, 

au temps du cinéma muet, un film racontait l'histoire d'un village où l'argent ne circulait pas. Tout s'échangeait selon les besoins de chacun.
Un des moments le plus comique du film était une négociation payée avec une poule, la monnaie étant rendue à l'acheteur.... en poussins !!!!
(Aujourd'hui, ce système d'échange existe toujours : c'est le S.E.L.)

Dans les années 1950,
au cours d'un hiver trés rude, une grosse chute de neige à endommagé la ligne électrique.
La commune est restée 8 jours sans électricité.
On s'éclairait avec des bougies et des lampes à pétrole pour pouvoir travailler dans les étables ; la traite des vaches était faite manuellement à cette époque.
Les routes n'étaient pas déneigées; il fallait aller à pied sur le verglas pour aller chercher le pain à DAMPIERRE ou à EVANS
.





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